Pourquoi se faire accompagner par un conseiller en irrigation ?

Le rendement des cultures ne peut être optimisé sans une bonne irrigation, aussi bien au printemps qu’en été. Cette opération s’avère essentielle pour que les végétaux puissent croître normalement et dans les meilleures conditions, d’où la nécessité de se faire accompagner par un expert en irrigation. Gros plan sur le rôle d’un conseiller en irrigation.

L’accompagnement d’un conseiller en irrigation pour le pilotage de l’arrosage

Le conseiller définit une stratégie visant à pallier aux besoins en eau des cultures par le biais de produits techniques. Cet expert accompagne ainsi l’agriculteur dans le maniement des équipements tels que :

  • le tensiomètre à eau Irrometer,
  • la sonde Watermark,
  • l’enregistreur/transmetteur Monitor,
  • le système Pepista,
  • la chambre à pression.

En plus de ces équipements, il est recommandé de se faire accompagner par un conseiller en irrigation afin d’en apprendre davantage sur le pilotage de l’irrigation, et ainsi faire pousser vos cultures. Notez qu’un manque d’eau affecte la qualité des plantes ainsi que le rendement. Le conseiller en irrigation apporte un appui technique et économique dans le cadre d’un projet d’irrigation. Il est présent au moment de l’achat du matériel, pendant l’élaboration des choix stratégiques et lors de la campagne d’irrigation. Ses actions visent à développer les compétences des agriculteurs. Ces derniers pourront à terme gérer leurs projets d’irrigation et de drainage de manière autonome. Cela implique évidemment la manipulation des produits techniques dédiés au pilotage des irrigations.

Le tensiomètre à eau

Cet outil se révèle indispensable pour mesurer la tension du sol qui est généralement comprise entre 0 et 8 à-cbars. Il est surtout utilisé en maraichage pour vérifier l’humidité des sols.

Le tensiomètre électrique

Cette sonde est utilisée pour mesurer la tension du sol qui doit être comprise entre 0 et 240 à-cbars. Ce procédé technique qui permet d’évaluer l’humidité du sol s’avère tout indiqué pour les grandes cultures. Les viticulteurs et les arboriculteurs s’en servent également pour sonder les sols. C’est le cas notamment du tensiomètre électrique Watermark, il fait partie de toute une gamme de procédés. Ces appareils permettent la lecture, l’enregistrement ou encore la transmission des données.

La chambre à pression

Très pratique, la chambre à pression mesure le potentiel hydrique d’une plante. Pour ce faire, l’agriculteur extrait la sève qui fera l’objet d’une analyse approfondie. Bien évidemment, c’est un outil indispensable au viticulteur qui s’en sert pour mesurer l’état hydrique de la vigne. Comme c’est un appareil plutôt complexe, sa manipulation requiert un certain niveau d’expertise. De ce fait, il est souvent mis à disposition dans les centres de recherche.

Un conseiller en irrigation pour former à l’utilisation des équipements

Outre l’accompagnement, le conseiller en irrigation prodigue une formation au maniement des équipements pour le pilotage de l’irrigation et de la fertilisation des cultures. Il faut savoir que de nombreux pays doivent remédier à une pénurie de ressources hydriques. Et selon les données émanant du Ministère de l’Agriculture, les 70% de la consommation mondiale d’eau sont imputés à l’agriculture.

Par conséquent, l’irrigation qui implique une utilisation efficace de l’eau s’impose. Sachez notamment qu’il existe différentes techniques d’irrigation, dont l’inondation (efficacité 40 à 50%). Le ruissellement présente quant à lui une efficacité de 55 à 70% contre 65 à 80% pour un arroseur rotatif. L’utilisation d’un canon d’arrosage vise à obtenir une efficacité de 60 à 65% alors que les goutteurs se révèlent beaucoup plus performants (80 à 95% d’efficacité). Il en est de même pour la technique de micro aspersion, qui se démarque par ses 80 voire 90% d’efficacité.

La mise en œuvre des procédés de micro-irrigation

Le conseiller en irrigation est disposé à accompagner les agriculteurs dans la mise en œuvre des techniques d’irrigation adaptées.

La micro aspersion

Cette technique dénommée « goutte à goutte » nécessite la mise en place de microdiffuseurs très proches du sol. Compte tenu de leur portée (1 à 2,5m), les cultures profitent d’importants débits allant de 10 à 60 litres d’eau par heure. Rappelons que la tête de réseau peut être réglée afin de contrôler le débit et la filtration de l’eau. En effet, le dispositif se compose de conduites principales (de 10 à 16mm de diamètre) en polyéthylène ou en PVC. À ceux-là s’ajoutent les micro tubes qui aspergent les plantes.

Les goutteurs

Ce dispositif permet d’irriguer les cultures de manière ponctuelle à raison de 2 à 12 litres par heure. Il se compose de tubes de 0,5 à 1,5mm qui s’étendent sur une faible longueur de 0,1 à 1,0m. Toutefois, en optant pour des goutteurs à orifice, attendez-vous à des risques de colmatage. Vous pouvez cependant toujours opter pour des goutteurs autorégulées qui permettent un débit d’eau constant, conformément à une pression donnée.

Les canalisations poreuses

Ce dispositif qui diffuse l’eau vers le sol présente quelques inconvénients. Les risques de colmatage sont assez élevés et les débits sont plutôt irréguliers. D’autant plus que la faible profondeur des racines ne facilite pas leur irrigation. Quoi qu’il en soit, il convient de filtrer l’eau pour remédier au colmatage.

Le pilotage de l’irrigation par aspersion

Cette technique vise à apporter de l’eau aux cultures sous la forme de pluie artificielle. Vous pouvez réaliser cette prouesse grâce aux canons d’arrosage et aux asperseurs rotatifs. Néanmoins, l’irrigation par aspersion n’est pas sans risques puisqu’une pluviométrie excessive génère des ruissellements ou inonde carrément les cultures. La mise en œuvre de cette technique requiert la prise en compte de plusieurs paramètres comme la pente, la couverture végétale ou encore le type de sol.

La programmation de l’arrosage grâce au conseiller en irrigation

Le rôle du conseiller en irrigation consiste à mener à bien la programmation de celle-ci. Son objectif : éviter l’excès d’eau ainsi que les pertes occasionnées par l’évaporation. L’expert détermine la quantité d’eau nécessaire, la durée du processus d’irrigation et les horaires adaptés. Attention, une telle programmation requiert la prise en compte de plusieurs paramètres comme les conditions météo, les propriétés du sol, le type de culture ou encore la phase de croissance des plants.

De ce fait, une programmation varie d’un jour à l’autre. En général, l’irrigation des plantes est programmée en début de matinée ou en fin d’après-midi. N’oublions pas que les risques d’évaporation sont accrus vers midi, affectant le développement des cultures. De même, une irrigation réalisée tard le soir engendre une accumulation d’eau pouvant également nuire aux plantes.

Rédigé par
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